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 Les différets styles

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MessageSujet: Les différets styles   Les différets styles Icon_minitimeDim 22 Avr - 17:13

Les différents styles :

Le baladi

Le baladi, aussi appelé raqs sharqi, est traditionnellement une danse solo pour femme. Provenant de l’ère pré-Islamique, ce style de danse du Proche-Orient était jadis enseigné par la famille et présenté lors de fêtes. Dans les cours islamiques du 10e et du 11e siècle, et dans les cours de l’empire ottoman du 18e siècle, le baladi est devenue une forme classique plus codifiée. Reconnu par les mouvements de hanches sinueux et rythmiques et les mouvements ondulants des bras, le baladi est populaire dans les cabarets depuis le 19e siècle. Depuis les années 1970, les formes traditionnelles connaissent un essor parmi les danseurs amateurs et professionnels.

Le ballet est un style de danse théâtrale qui a une technique codifiée. Issu des productions de la cour à la Renaissance, le ballet connaît un essor lors du règne de Louis XIV, qui met sur pied l’Académie Royale de Danse en France en 1661, où Pierre Beauchamps établit les cinq positions des pieds.

Parmi les jalons importants au 19e siècle, il y a le travail de pointe (l’équilibre sur le bout des orteils), et l’émergence de la première danseuse ou danseuse étoile, représentée par Marie Taglioni et Fanny Elssler. À la rencontre des 19e et 20e siècles, la Russie devient le centre de productions et de spectacles de ballet grâce au travail des artistes novateurs Serge Diaghilev, Anna Pavlova, Vaslav Nijinsky, Marius Petipa et Michel Fokine. Depuis, le ballet est présenté sur des scènes et dans des écoles de danse partout dans le monde.

Le ballet

Le ballet s’impose au Canada quand les écoles de danse envoient les groupes d’interprètes aux six festivals Canadian Ballet qui ont lieu entre 1948 et 1954. La première compagnie professionnelle au Canada, le Royal Winnipeg Ballet, est mise sur pied en 1939. Le Ballet national du Canada est fondé en 1951, suivi en 1955 par Les Ballets Chiriaeff, qui devient Les Grands Ballets Canadiens en 1957, renommé, par après, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal.

Depuis ses débuts dans les années 1600, le ballet se diversifie. Voici quelques styles parmi les nombreux qui existent :

Le ballet d’action raconte une histoire, souvent tragique, par le biais de la danse et du mime. Jean-Georges Noverre de la France et Gasparo Angiolini d’Italie ont chacun mis au point le ballet d’action au 18e siècle.
Le ballet jazz est une fusion contemporaine du vocabulaire technique du ballet classique et des éléments du style de danse jazz.
La compagnie bjm_danse du Canada est un chef de file international du ballet jazz depuis 33 ans.
Les comédies-ballets étaient des pièces comiques qui comptaient beaucoup de musique et de danse. Le dramaturge français Molière a écrit de nombreuses comédies-ballets pour divertir Louis XIV et la cour. Le Bourgeois gentilhomme, une collaboration entre Molière et le compositeur Jean-Baptiste Lully, présentée en première en 1670, en est un exemple connu.
Des interprètes chaussés de patins dansent sur une patinoire dans un ballet sur glace. Contrairement à la danse de compétition sur glace, le ballet sur glace a pour seul but le divertissement artistique. Le canadien Boris Volkoff est un important contributeur à la chorégraphie de ballet sur glace dans les années 1930 et 1940.
Les Balles sur glace de Montréal sont en activité depuis 1994.
Le ballet néo-classique est un style du 20e siècle, surtout rapporté à George Balanchine et à ses créations pour le New York City Ballet. Le ballet néo-classique puise dans le vocabulaire du Ballet impérial de la Russie du 19e siècle mais délaisse le récit détaillé et les luxueux décors théâtraux.
Le ballet psychologique, mis en œuvre par le chorégraphe britannique du 20e siècle Antony Tudor, révèle la psychologie des personnages et explore les thèmes comme le deuil, la jalousie, le rejet et la frustration.
Le ballet rock se rapporte à un ballet dansé sur de la musique rock. En 1970, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal présente Tommy, créé par Fernand Nault sur l’opéra rock du même nom du groupe The Who.

Le break dance

Le break dance, une danse solo athlétique, provient des rues des États-Unis. Le vocabulaire de base du break dance compte le « top/up rock », le « breakdown », le travail de pied, le « freeze », ainsi que les tours acrobatiques et les « power moves ». Le « body popping », une série de gestes rapides traversant le corps qui alternent avec des suspensions, crée un effet robotique.

Afin de connaître un succès, le b-boy ou la b-girl (l’appellation des interprètes du break dance), doit pouvoir improviser en se servant du vocabulaire de base pour créer un style personnel, un « freestyle ». La culture du break dance accorde une grande importance à la compétition, ou le « battle ». Les danseurs s’affrontent soit en tête-à-tête, c’est-à-dire qu’un interprète est en compétition directe avec un autre, soit en compétition de group ou « crew battle », c’est-à-dire qu’une équipe travail ensemble, réunissant les improvisations solo et les chorégraphies de groupe. Transposer la danse de rue sur scène présente un grand défi, soit celui de préserver un esprit de spontanéité et d’improvisation.

Le butoh

Le butoh décrit un art de la scène contemporain et révolutionnaire issu du Japon dans les années 1950 et 1960 dans l’après-guerre de la Seconde Guerre mondiale. Tatsumi Hijikata et Kazuo Ohno sont les principaux auteurs du butoh. Renonçant à la danse occidentale et aux danses classiques japonaises, les premiers artistes du butoh cherchaient une forme d’expression primale. Typiquement, l’interprète de butoh est à moitié nu, couvert de maquillage blanc et il a la tête rasée; il préfère des mouvements extrêmement lents. Sankai Juku est une troupe de butoh japonaise de la deuxième génération qui fait des tournées internationales.

La danse à claquettes

La danse à claquettes a été vue pour la première fois aux États-Unis à la fin du 19e siècle. Le nom vient du son que produisent les petites plaques de métal attachées sous les chaussures du danseur. Grâce au rythme enjoué et rythmique qu’il exécute, l’interprète est non seulement danseur, il est aussi percussionniste. En solo, il y a souvent une section improvisée dans la danse à claquettes, qui peut être comparée à un solo d’un percussionniste de jazz. Les danseurs à claquettes sont reconnus pour leur « voix » ou leur style de claquettes distincts. Le Canadien William Orlowski est un danseur de claquettes renommé.

La danse aérienne

La danse aérienne se rapporte à une production théâtrale interprétée par un danseur suspendu en l’air grâce à de l’équipement comme de la corde, un long morceau de tissu, un harnais ou un trapèze. Contrairement au cirque, la danse aérienne donne la préséance à la vision artistique plutôt qu’à la virtuosité des manœuvres.

La danse africaine

La danse africaine regroupe de nombreuses danses traditionnelles et modernes, ainsi que de nombreux styles différents à travers le continent. En Afrique, la danse est intimement liée à la musique, au mime, au conte, au costume et au rituel. Traditionnellement, les enfants africains, qui apprennent à jouer le tambour et à danser dès qu’ils apprennent à marcher, participent à des cérémonies publiques auprès des adultes. Souvent, un dialogue « appel et réponse » se déroule entre danseurs, percussionnistes et spectateurs. Ainsi, toutes les parties sont essentielles à l’événement dansé.

La danse jazz

La danse jazz a été créée par des Afro-américains aux États-Unis au début du 20e siècle. Elle s’inspire de rythmes et de techniques africains, de techniques notamment d’isolation des parties du corps en mouvement. Le nom jazz est employé tout d’abord lors de la Première Guerre mondiale, et dès les années 1920, le jazz est adopté par la société. Sa présence sur film, à la télévision et à Broadway assure un grand public fidèle. Une des premières instances de danse jazz théâtrale est le ballet Slaughter on Tenth Avenue (1936) de George Balanchine. Katherine Dunham et Bob Fosse étaient des chorégraphes américains chefs de fil de la danse jazz.

La danse moderne

La danse moderne se rapporte le plus souvent à la danse théâtrale du 20e siècle qui prend forme aux États-Unis et en Europe. En réaction contre le ballet classique, les précurseurs de la danse moderne commencent à pratiquer la « danse libre », souvent nu-pieds. Aux États-Unis, Loie Fuller, Isadora Duncan et Ruth St. Denis ont mis au point leur style de danse libre, ouvrant la voie pour les pionniers de la danse moderne Martha Graham, Doris Humphrey et José Limón. En Europe, Rudolf von Laban, Émile Jaques-Dalcroze et François Delsarte ont élaboré des théories du mouvement du corps et des méthodes d’instruction qui ont donné lieu à la danse moderne et expressionniste européenne.

Présentement, le terme danse moderne est parfois synonyme du terme danse contemporaine. Cependant, selon certains, la danse moderne est uniquement la danse qui adhère au mouvement artistique du modernisme des années 1930; toute la danse qui vient après, à partir de ces racines, consiste en la danse contemporaine. Consultez aussi la danse post-moderne.

La première compagnie de danse moderne établie au Canada est Winnipeg’s Contemporary Dancers, fondée par Rachel Browne en 1964. Quatre ans plus tard, Patricia Beatty, David Earle et Peter Randazzo ont mis sur pied Toronto Dance Theatre afin de promouvoir la danse moderne au Canada. Il y a maintenant des centaines de compagnies de danse moderne au pays.

Rencontrez les artistes : Apprenez sur des artistes renommés de la danse moderne et contemporaine mis en vedette sur les Artsvivants.ca.

Contrairement au chorégraphe de ballet, qui travaille souvent à partir d’un vocabulaire fixe, le chorégraphe de la danse moderne explore son style de mouvement, crée des mouvements au fur et à mesure et les apprend à des interprètes. Parfois, cela entraîne l’élaboration d’un style ou d’une technique précise. Voici des techniques de plusieurs des premiers chorégraphes de la danse moderne :

Cunningham : Dans son travail, Merce Cunningham expérimente avec des méthodes de hasard et explore le mouvement pur, dépouillé d’émotion. Si ses idées et ses approches sont enseignées dans des écoles partout dans le monde, Cunningham préfère que sa méthode ne soit pas codifiée, qu’elle demeure souple. Quelques éléments enseignés dans les classes Cunningham sont la force, la clarté et la précision, ainsi qu’un travail important de la colonne et du torse.
Visionnez des extraits de quelques chorégraphies de Cunningham.
Graham : Martha Graham a créé la première technique notable indépendante de l’idiome du ballet classique. Son vocabulaire de danse visait à exprimer des expériences et des émotions partagées par tous les humains, plutôt que de fournir des enchaînements décoratifs de mouvements élégants. La technique Graham compte plusieurs mouvements forts et angulaires qui découlent de la contraction et du relâchement musculaire du torse et du bassin de l’interprète. La technique Graham est enseignée dans les écoles de danse partout dans le monde.
Horton : Lester Horton a étudié et le ballet, et la danse des Premières Nations des Amériques. Il s’est aussi entraîné auprès d’Alvin Ailey et de l’interprète japonais Michio Ito. Son parcours diversifié lui a fourni une base riche pour son travail de création. La technique Horton est basée sur son enseignement et son style chorégraphique. Elle se distingue par une forte immobilité du torse à partir duquel se déploient des mouvements asymétriques des membres.
La technique Horton est enseignée à la Ailey School à New York. (Site Web en anglais.)
Humphrey : Doris Humphrey était une chorégraphe prolifique et après ses études à l’école Denishawn à Los Angeles, elle a mis sur pied une compagnie à New York avec Charles Weidman. Son intérêt pour l’action de la gravité sur le corps a mené à l’exploration de la chute et de la reprise, ce qui est devenu un des principes de base de sa technique. Elle croyait que la danse existe dans « l’arche entre deux morts », c’est-à-dire que le corps dansant est dans un état perpétuel de « chute » vers le sol ou de « reprise » dans un balancement ou une récupération contre la force de la gravité.
La Limón Dance Company à New York continue à présenter quelques chorégraphies d’Humphrey. (Site Web en anglais.)
Limón : La technique Limón est basée sur les chorégraphies et l’enseignement de José Limón, qui a développé les idées de son enseignante Doris Humphrey. Limón a créé de nombreuses pièces reconnues pour la musicalité et le théâtre, qui font partie aujourd’hui du répertoire de la Limón Dance Company. La technique Limón recourt aux principes de l’opposition, de la succession, de la chute et de la reprise vers un état de suspension grâce à l’élan et la récupération. Limón a mis au point un exercice nommé body as orchestra (corps orchestre), dans lequel les jambes, les bras et le torse représentent le son des timbales, des cordes et des vents d’un orchestre, afin d’intégrer différentes qualités dans un mouvement.
Le Canadian Children’s Dance Theatre est une compagnie basée sur la technique Limón et offre des classes de sa technique. (Site Web en anglais.)

Le flamenco

Le flamenco découle de cante ou chansons d’Andalousie, Espagne qui expriment les bénédictions et les difficultés quotidiennes. Le flamenco se distingue par un travail de pieds percutant et très nuancé, une colonne bien droite avec le haut du torse qui se cambre à l’occasion, et des bras tenus dans de longues lignes courbes qui cadrent le corps. La danse dégage simultanément la force, la tendresse, l’urgence, la fierté et la résilience. Au départ, les gens dansaient le flamenco dans les rues, les cafés et les maisons lors de festivités comme les anniversaires et les mariages. Il est encore dansé dans ce contexte même si, depuis le 20e siècle, il devient populaire dans les présentations théâtrales.

Le hip hop

Le hip hop provient des rues de New York, plus précisément de jeunes hommes hispaniques et afro-américains à la fin des années 1960. Elle s’inscrivait dans la culture hip hop du rap, de la musique scratch et de l’art graffiti. Le break dance est le style le plus connu de la danse hip hop, un style en évolution constante. Une nouvelle extension qui sort de Los Angeles est le krumping, une danse libre, provocante et très énergique dans laquelle les danseurs se touchent parfois et s’appuient l’un sur l’autre. La danse et la musique hip hop ont gagné en popularité internationale à la fin des années 1970 et sont maintenant souvent intégrées à la danse théâtrale.

L’improvisation et l’improvisation contact

L’improvisation, souvent appelée « impro », se rapporte à des mouvements créés spontanément par un ou plusieurs interprètes, avec ou sans instructions précises d’un chorégraphe. Un « jam » en improvisation dansée est comme une séance d’improvisation en musique en ce que les interprètes peuvent entrer et sortir de l’activité pendant que l’improvisation collective suit son cours. Consultez aussi la définition de l’improvisation contact.
L’improvisation contact
est basée sur la relation entre deux corps en mouvement, et la force de la gravité, la vitesse, la friction et l’inertie. Steve Paxton est l’inventeur de l’improvisation contact, un style de danse qui a beaucoup influencé nombre de chorégraphes. Au Canada, Peter Bingham de Vancouver, Allen et Karen Kaeja de Toronto, Peter Ryan d’Ottawa et Andrew de Lotbinière Harwood de Montréal sont des experts de l’improvisation contact.
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